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Abbey
Sous-groupe akan lagunaire de 210
000 personnes. Ils sont principalement installés dans la région
d'Agboville en Côte d'Ivoire. Leur organisation sociale est centrée
sur le village.
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Abron
Sous-groupe akan de 200 000 individus.
Ils habitent essentiellement dans le département de Bondoukou
en Côte d'Ivoire, et ont encore quelques implantations au Ghana,
dont ils sont venus au XV siècle pour former le royaume de Bondoukou,
avec le légendaire roi Adou Bini.
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Agni
Sous-groupe akan de 250 000 personnes
habitant dans le sud-est de la Côte d'Ivoire et débordant
au Ghana. Premier peuple de Côte d'Ivoire à entrer en contact
avec les Européens au XVII siècle, ils ont été
fortement influencés par la religion chrétienne de ces
derniers.
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Akan
Les Akan sont un groupe d'ethnies
(Ashanti, Baoulé, Agni, etc.) installé au Ghana et en
Côte- d'Ivoire. A l'arrivée des Portugais en 1474, ces
différentes populations étaient organisées en petits
royaumes indépendants. L'or paraissait si abondant dans la région
que les Portugais l'appelèrent Côte d'or. Au début
du XVIII siècle, les Ashanti constituèrent une puissante
fédération; laquelle tint tète aux Britanniques
pendant près de deux siècles et ne fut définitivement
démantelée qu'en 1900.
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Attié
Sous-groupe akan de 350 000 individus,
vivant en Côte d'Ivoire, à l'ouest de la Comoé et
au nord d'Abidjan. Les femmes Attié étaient des potiers
très connus dans la région, mais cet art est en voie de
disparition, du fait de la proximité d’Abidjan. L’influence
des Akan à l’est et des Baoulé au nord est présente
dans l’art de ce groupe culturel. Leur tradition artistique est
partagée entre l’influence des peuples lagunaires et celle
des Baoulé leurs voisins septentrionaux. Les peuples des régions
lagunaires ont créé des statuettes dont la taille varie
entre 25 et 70 cm, représentant généralement des
femmes en position frontale, aux jambes et bras musculeux.
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Baoulé
Les Baoulé (1 800 000
environ) constituent 20% de la population de la Côte-d'Ivoire,
dont ils habitent les régions centrales 1Jorganisation de la
société se fonde sur la famille élargie; on n'y
trouve pas d'associations, plus ou moins secrètes, ni de classes
d'âge, Les figures sculptées et les nombreux masques tant
humains que zoomorphes, sont employés pour établir un
rapport avec le monde ultra-terrestre.
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Dan
Les Dan (250 000 environ) sont
des agriculteurs qui habitent la région occidentale de la Côte-d'Ivoire
et la partie qui confine avec le Libéria; dans ces deux pays,
ils sont appelés respectivement sous les noms de Yacouba et de
Gio. Les masques personnifient des esprits et assument des fonctions
religieuses et un rôle de contrôle social.
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Fang
Les Fang, population de souche
"bantou" (1 500 000 environ), occupent une vaste région
de forêts qui s'étend du Cameroun au Gabon, y compris la
Guinée équatoriale. Ils étaient privés d'une
véritable unité politique et la cohésion était
assurée par des sociétés secrètes avec des
fonctions religieuses et judiciaires. Les Fang avaient l'habitude de
conserver les ossements des ancêtres de la famille ou du clan
dans des boîtes cylindriques d'écorce, surmontées
par une figure ou par une tête, eyema-o-byeri. Les masques blancs
étaient portés par les membres de la société
ngil.
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Guéré-Wobe
Les Wé, dont le nom a pour
signification "les hommes qui pardonnent facilement", habitent
dans les forêts le long de la frontière ouest de la Côte-d'Ivoire.
Ils sont répartis en deux tribus différentes, les Guéré
(connus aussi sous le nom de N'Guéré) et les Wobé,
qui partagent avec eux un grand nombre de coutumes et de croyances.
Des confédérations gouvernent ces tribus; elles sont dirigées
par un chef militaire qui agit aussi comme autorité civile. La
cellule familiale joue un rôle important chez les Wé. Chacune
est placée sous l'autorité d'un ancien, vénéré
pour sa sagesse et sa richesse, qui organise la vie de la famille -les
mariages, les conflits et la vie religieuse.
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Gouro
Appartenant au groupe mandé,
ils sont installés à l'ouest des Baoulé en Côte-d'Ivoire,
sur les rives du Bandama. Venant du nord et du nord-est, les Gouro ont
émigré pendant tout le XVI siècle. Traditionnellement
cueilleurs, agriculteurs, chasseurs, guerriers, commerçants et
tisserands, ils s'adonnent maintenant surtout à l'agriculture
à des fins tant commerciales que vivrières. Ils sont célèbres
pour leurs masques et leurs supports de poulies des métiers à
tisser.
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Kongo
Parmi les populations les plus importantes
numériquement de l'Afrique centrale (plus de 2 000 000). Ils
habitent dans le Bas-Congo, dans le Zaïre et en Angola, subdivisés
en divers groupes (Solongo, Vili et Yombe ), chacun avec des structures
propres à partir d'un fonds culturel commun. Les Portugais, conduits
par Diego Cào, entrèrent en contact avec le royaume des
Kongo dès 1482.
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Kota
Ensemble de populations "
bantoues " émigrées au sud-est entre le XVII et le
XIX siècle, sous la poussée des Fang. Actuellement, les
Kota habitent le nord-est du Gabon, dans des villages gouvernés
selon des systèmes articulés de parenté avec un
grand développement du culte des ancêtres. Le sous-groupe
obamba habite la région sud.est du Gabon, à proximité
de Franceville. Les Kota, comme les Fang, conservent les ossements de
leurs ancêtres dans des paniers surmontés de sculptures
anthropomorphes d'une abstraction très impressionnante.
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Lobi
Cultivateurs, pratiquant un petit
élevage, cette population, qui se compose de plusieurs groupes,
est établie sur la rive droite de la Volta noire moyenne, répartie
entre le Ghana, la Côte-d'Ivoire et le Burkina-Faso. Ils partagent
avec leurs voisins, Birifor et Dagara, le même fonds d'institutions
et de culture.
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Mambila
Agriculteurs et éleveurs
(25 000 environ), ils habitent la région limitrophe du Nigeria
et du Cameroun. Outre quelques figures d'ancêtres, on connaît
leurs masques et leurs instruments de musique.
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Sénoufo
Importante population agricole du
groupe voltaïque (1 300 000 environ), habitant une région
aux confins du Mali, de la Côte-d'Ivoire, du Burkina Faso et du
Ghana. Les sociétés initiatiques, dont le para est la
plus importante, jouent un râle déterminant dans la vie
des Sénoufo. Les masques étaient utilisés dans
les rites du para.
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Yaouré
Ils font partie ethnologiquement
du groupe Mandé du Sud, mais du fait de leur îlo- tage
à l'intérieur du groupe Baoulé, ils sont devenus
sans passé propre, ayant absorbé un peu de Baoulé,
beaucoup de Gouro et une bonne partie de l'imagerie coloniale. C'est
un des groupes les plus folkloriques de Câte-d'lvoire; leurs danses,
les statues n'ayant plus rien du caractère animiste, elles sont
devenues symbole de réjouissance par excellence, copiées
par tous les sculpteurs. Beaucoup de leurs masques sont un mélange
d'images animales et humaines: un visage humain avec des cornes ou oreilles
d'animaux.
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Tshokwés
peuplent le nord-est de l'Angola et le
sud-ovest de la République démocratique du Congo. Quelques
groupes vivent aussi en Zambie (environ 1 million de personnes). Puissant
et d'un grand raffinement, l'art de cour Tshokwés" a laissé
des statues en bois représentant des ancêtres déifiés,
des femmes de chef des reines mais aussi des sceptres, des sièges,
des instruments de musique, etc.
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